OPINION. Le filet social ne sera complet que si chaque prestation est pensée pour atteindre simplement celles et ceux à qui elle est destinée. Ces prestations sont un droit, écrit Émilie Moeschler vice-présidente de l’Initiative des villes pour la politique sociale et élue municipale lausannoiseLe 11 septembre dernier, l’Initiative des villes pour la politique sociale (IVPS), avec la Plateforme nationale contre la pauvreté, a réuni à Lausanne responsables politiques, organisations et spécialistes pour échanger sur le non-recours aux prestations sociales. Les études le montrent: en Suisse, 20 à 40% des personnes qui auraient droit à une prestation sous condition de ressources n’y font pas appel. Le Rapport social vaudois 2026 le confirme: 22% de non-recours pour les PC Familles, 23% pour les PC AVS/AI, 25% pour les subsides d’assurance-maladie, 30% pour le revenu d’insertion.Pourtant, ces prestations sont un droit! Et elles fonctionnent: dans le canton de Vaud, elles divisent par trois le taux de pauvreté absolue. Elles compensent aussi les inégalités financières que rencontrent les femmes. Renoncer à une prestation, ou ne pas l’obtenir, c’est devoir rogner sur les soins ou l’alimentation, solliciter ses proches, retarder le paiement de ses factures. Un cercle vicieux s’enclenche, qui fait des dégâts et déplace les coûts. Les villes sont en première ligne et les conséquences y sont visibles: surendettement, enfants grandissant dans une pauvreté cachée, sans-abrisme.Voir plus
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