Le Festival des Jardins musicaux donne plusieurs représentations de la symphonie et sa fameuse «Ode à la joie», hymne de l’Union européenne, à Cernier et Saint-Imier ce week-end. L’occasion de retracer le destin de cette œuvre extraordinaire, composée il y a deux siècles par un homme sourd et isoléCe sont d’abord les contrebasses et les violoncelles qui l’esquissent, leurs archets effleurant à peine la corde comme s’ils murmuraient. Puis le reste du pupitre reprend le thème. Enfin, le chœur bondit d’un seul corps et la mélodie explose – solennelle, lumineuse, enivrante. Immédiatement reconnaissable: c’est L’Hymne à la joie, cette ode à la fraternité qui conclut la Symphonie n°9 de Beethoven. Avec cette promesse: «Tous les hommes seront frères».Sous la voûte boisée de la Grange aux Concerts, à Cernier (NE), l’Orchestre des Jardins musicaux, secondé par l’Ensemble La Sestina, s’empare fiévreusement de ce monument du répertoire, qui une fois encore crée l’engouement – au point que le festival multiplie les représentations, dont un concert délocalisé à Saint-Imier ce dimanche. Une version avec 52 musiciens, formation qui permet un soin particulier aux nuances, chères à Beethoven, souligne Valentin Reymond, codirecteur du Festival des Jardins musicaux et chef de son orchestre. «Jouer cette œuvre, c’est un événement, on ne l’aborde pas impunément. Elle a un poids dans l’histoire.»Voir plus
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