Chers ménisques: notre chroniqueur adresse une supplique à ses cartilages
LE TEMPS Politique international
Article complet

Chers ménisques: notre chroniqueur adresse une supplique à ses cartilages

Publié le 24 October 2026 à 18:36
Auteur : Stéphane Bonvin

CHRONIQUE. En 2026, on ne se regarde plus le nombril, on s’inspecte les boyaux. Coachs sportifs et guides de vie distillent la vulgate anatomique sur les réseaux: les organes, muscles, tissus et cartilages sont nos amis. Vraiment? Cette chronique les prend au motCe matin-là, la nymphe Thétis était-elle encore bourrée de la veille, trop chiffonnée par sa nuit d’amour, gênée par un faux cil de traviole ou juste en retard? Toujours est-il qu’au moment de plonger son fils Achille dans le Styx pour le rendre immortel, elle l’attrapa fermement par les talons, l’immergea intégralement mais oublia de mouiller aussi l’endroit où ses doigts tenaient son enfant. Si bien que les talons restés secs d’Achille devinrent son point faible. Et que c’est là que l’atteignit la flèche du fatal Pâris, guidée par Apollon, au crépuscule de la guerre de Troie.Chers ménisques, je vous ai rappelé cette légende grecque, une des nombreuses qui expliquent la mort d’Achille. Parce que vous êtes, chers ménisques de mes genoux, mes talons d’Achille. Et pas que les miens: ceux de milliers de compatriotes. La Suisse, pays de skieurs, de randonneurs, de sportifs des talus et de fans de «dérupes», serait, si j’en crois un ami spécialiste, un pays où presque tout le monde a mal aux genoux et finit par posséder, un jour ou l’autre, un bout de ménisque en vadrouille.Voir plus

Ce sujet parle de : guerre
← Retour aux sujets

Points de vue opposés



Chargement des points de vue opposés...

Autres articles récents chez Le Temps