Les usines russes du numéro un mondial de l’agroalimentaire ont été placées temporairement sous l’administration d’une petite société inconnue. Les précédents laissent peu d’espoir d’éviter une vente à perte même si Nestlé entend défendre ses intérêtsSi le décret publié jeudi par les services de Vladimir Poutine n’a pas affolé les investisseurs, ils n’ont pas apprécié la décision du Kremlin de saisir temporairement les actifs de Nestlé en Russie. L’action a fini la séance de vendredi en recul de 2,63% à 76 francs 27. C’est la première fois depuis l’agression russe en Ukraine en 2022 que Moscou cible explicitement une société suisse.Dans un bref communiqué publié vendredi matin, la multinationale veveysanne a fait part de son intention de prendre «toutes les mesures nécessaires» pour protéger ses droits en Russie et assurer la continuité de ses activités. Selon Reuters, elle compte encore six usines et quelque 7000 employés dans un pays dans lequel elle est active depuis la fin de la guerre froide. Dans une note publiée vendredi matin, la banque Vontobel estimait à un peu plus de 1% le chiffre d’affaires qu’elle y réaliserait encore (contre 2% en 2021, dernier chiffre publié) et indique surtout s’attendre à une dépréciation d’actifs.Voir plus
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