Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) n’intervient pas dans le débat animé sur l’inscription ou non, après la votation fédérale du 27 septembre, de la neutralité dans la Constitution suisse. Le principe demeure pourtant central pour l’institution genevoise qui le décline différemmentDans le débat animé entre les partisans d’une inscription de la neutralité dans la Constitution suisse et les opposants qui refusent de la figer dans la charte fondamentale, un acteur est particulièrement concerné par le sujet: le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). L’organisation humanitaire genevoise, dont l’emblème est l’inverse du drapeau suisse, n’intervient pas dans le débat. Mais elle est consciente du fait que la neutralité de la Suisse et celle du CICR sont liées bien qu’elles n’aient pas la même signification.Ancien directeur du droit international et de la doctrine au CICR, Yves Sandoz ne s’en cache pas. Au vu des discussions houleuses sur ce thème de votation, il a l’impression qu’on instrumentalise le CICR. «Il faut pourtant le rappeler. Le CICR n’est pas une branche du Département fédéral des affaires étrangères. La Suisse lui laisse son indépendance.» L’ex-patron de la doctrine de l’institution genevoise ajoute que «la neutralité d’un Etat comme la Suisse est beaucoup moins absolue que celle du CICR». Un exemple: la Suisse a très rapidement reconnu l’indépendance du Kosovo. Une telle prise de position serait impossible pour le CICR.Voir plus
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