La conseillère d’Etat vaudoise sort du silence trois mois après la publication du rapport Meylan en présentant ce vendredi matin un avis de droit commandé par ses soins. Si le fond du problème n’est pas traité, le document juridique en sa possession parle d’atteinte à la dignité humaineMise en cause par différents rapports d’experts et du Grand Conseil depuis plusieurs mois, la conseillère d’Etat vaudoise contre-attaque. Avec une semaine d’avance sur la rentrée politique, Valérie Dittli a convoqué les médias ce vendredi matin pour présenter un avis de droit commandé par ses soins. Une conférence de presse, chose étonnante, dans la salle de presse officielle du Château. La ministre estime que son droit d’être entendue a été bafoué au moins dans le cadre du rapport Meylan paru en avril dernier. Cette expertise avait conclu que la cheffe de l’agriculture et du numérique avait signé une convention secrète avec l’ancien président de la Commission foncière rurale, Jean-Claude Mathey, pour qu’il retire une plainte pénale déposée contre elle. Dans cette même convention figurait aussi l’octroi d’un mandat de 10’000 francs à Jean-Claude Mathey. Quelques jours plus tard, le Grand Conseil demandait la démission de Valérie Dittli.L’avis de droit présenté aujourd’hui ne se prononce pas sur le fond du rapport Meylan, mais uniquement sur les aspects de procédures. C’est le mandat qu’a donné Valérie Dittli à la professeure de l’Université de Genève Vanessa Rüegger ainsi qu’au professeur Felix Uhlmann. Les deux juristes concluent que le droit à être entendue de l’élue centriste a été «violé» et que cette violation «porte atteinte à la dignité humaine».Voir plus
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