En 1937, l’Université de Lausanne décernait un doctorat honoris causa à Mussolini. Un geste qui atteste d’un philo-fascisme bien plus répandu en Suisse qu’on a longtemps voulu l’admettre. Un livre réunissant les contributions d’un colloque sur ce thème en témoigne. L’un de ses coauteurs, l’historien Marc Perrenoud, précise ce qui fait la spécificité de l’extrême droite en SuisseEn 1937, l’Université de Lausanne décernait un doctorat honoris causa à Benito Mussolini. Au lendemain de l’agression de l’Ethiopie par Rome, les élites académiques et politiques vaudoises manifestaient ainsi une forme de reconnaissance envers le leader fasciste. La remise de cette distinction a suscité la polémique bien des années après la mort du dictateur. La dernière en date a débouché sur une démarche originale. Plutôt qu’entrer en matière pour annuler ce titre honorifique devenu infamant, l’Université de Lausanne a fait le choix d’une réponse par un approfondissement de la recherche historique.Une exposition et un colloque fin 2024 ont présenté les résultats de ces travaux. Les actes de ce colloque, réunissant les contributions de plus de 25 chercheurs, ont été publiés fin juin sous le titre de Présences fascistes en Suisse par la maison d’édition Epistémé (Lausanne) sous la direction de Gabrielle Duboux, Nadja Eggert, Jean-Philippe Leresche et François Vallotton. Ancien membre de la Commission Bergier, l’historien Marc Perrenoud explique les derniers apports de la recherche.Voir plus
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