Un quart du transport mondial de conteneurs et près de 10% de l’approvisionnement mondial en pétrole passent par Bab el-Mandeb. Un détroit stratégique à l’entrée de la mer Rouge sur le point de tomber aux mains des Houthis, soutenus par l’IranJusqu’à il y a quelques heures, les Houthis soutenus par l’Iran contrôlaient une grande partie du nord du Yémen, dont la capitale Sanaa et la grande ville portuaire de Hodeida. Mais ils ne tenaient pas de secteurs donnant directement sur le détroit de Bab el-Mandel, à l’entrée de la mer Rouge. Avec le verrouillage par l’Iran du détroit d’Ormuz, de l’autre côté de la péninsule arabique, ce passage reliant l’Asie à l’Europe a gagné en importance pour le commerce d’or noir depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. C’est par là que transitent 25% du transport mondial de conteneurs et entre 6 et 8 millions de barils de pétrole par jour, soit 7% de l’approvisionnement mondial. Des barils majoritairement originaires du Golfe, à destination du marché européen. Pour rappel, les États membres de l’UE importent 13% de leur pétrole brut venu d’Arabie saoudite et d’Irak.Mercredi en soirée, coup de théâtre. Alors que le gouvernement yéménite semblait gagner du terrain face aux Houthis grâce à un arsenal de drones chinois fournis par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, les rebelles se sont emparés des villes stratégiques de al-Khawkah et Hays à plus de 100 kilomètres du détroit de Bab el-Mandeb. Sans un coup de feu.Voir plus
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