Le syndrome des ovaires polykystiques a changé de nom après une coopération internationale qui vise à en améliorer le diagnostic et la prise en charge. En Suisse, les femmes concernées font face à un parcours parfois long et solitaireQuand sa gynécologue lui annonce le diagnostic, il y a une dizaine d’années, Raphaëlle Jacamon ne s’en inquiète pas tout de suite. Une échographie vient de révéler un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), et la médecin ne semble pas s’alarmer. «Vous reviendrez me voir lorsque vous voudrez des enfants», ajoute-t-elle. Ce que Raphaëlle appelle aujourd’hui la phrase «classique» des médecins après ce diagnostic: «Tant que vous ne voulez pas d’enfant, il n’y a pas de problème.»«J’ai toujours eu des règles irrégulières, mais je n’avais pas de surpoids, pas d’acné invalidante, explique Raphaëlle. Donc, sur le moment, j’ai pris l’information sans trop m’en soucier.» Alors en cours d’études pour devenir sage-femme, elle découvre une réalité plus complexe derrière ce syndrome: «On ne m’avait jamais parlé de ma glycémie ni de résistance à l’insuline. C’était resté très gynéco-centré.»Voir plus
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