CHRONIQUE. Le coordinateur principal de la lutte contre Ebola pour l’ONU, Julien Harneis, explique que l’épidémie «va plus vite, plus loin». Sans une action décisive, les pays voisins les plus fragiles risquent d’être à leur tour frappés. Sur le terrain la situation des humanitaires devient précaire alors que le cap des 2500 morts a été franchiLes combattants contre Ebola sont à la peine. Alors que l’épidémie «progresse de façon exponentielle» dans l’est de la République du Congo (RDC), les «travailleurs du front», comme on dit dans le langage onusien, font face non seulement à un virus particulièrement létal mais aussi à l’animosité d’une partie de la population et sans pouvoir toucher leur salaire… 43 travailleurs de la santé contaminés sont décédés, des ambulances sont caillassées ou brûlées et le système bancaire est mort. «Mais on continue», expliquait vendredi à Genève par visioconférence Julien Harneis, coordinateur pour l’ONU de l’aide humanitaire dans la lutte contre Ebola. Il s’exprimait, malgré plusieurs pannes de réseau, depuis Bunia, dans la province d’Ituri, épicentre du virus.
Décryptage: Mortalité, propagation rapide, absence de traitement… Ce que l’on sait de l’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo
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