[pfp_nav_auth]
«Salvation», une vendetta sans fin dans l’arrière-pays turc, symbole de toutes les dérives fascistes
LE TEMPS Politique international
Article complet

«Salvation», une vendetta sans fin dans l’arrière-pays turc, symbole de toutes les dérives fascistes

Publié le 16 September 2026 à 13:02
Auteur : Stéphane Gobbo

Primé à la Berlinale, le cinquième long métrage du cinéaste turc Emin Alper, «Salvation», évoque de manière sombre et implacable la manière dont les discours nationalistes se nourrissent de la haine de l’autreEn haut, dans des ruelles étroites à flanc de montagne, vivent les Hazeran, un clan qui a autrefois combattu au nom de la grande Turquie les «terroristes» kurdes. En bas, dans les vastes plaines du sud-est, proches de la frontière avec la Syrie, vivent les Bezari, qui avaient refusé de prendre les armes et de s’allier aux Hazeran. Après des années d’exil, les voici qui reviennent reprendre possession de leurs terres. Mais les Hazeran, menés par le robuste Mesut, ne leur ont pas pardonné ce qu’ils considèrent comme une trahison.Il y a dix ans, Emin Alper signait avec Abluka (Prix spécial du jury à Venise) une fable politique évoquant la manière dont le gouvernement turc entretient un climat de peur généralisé pour mieux contrôler sa population. En 2023, Burning Days était un sidérant thriller psychologique parlant de conservatisme, de populisme et de corruption. Titulaire d’un doctorat en histoire moderne turque, le cinéaste né il y a 52 ans en Anatolie centrale revient avec Salvation (Ours d’argent à la dernière Berlinale), son cinquième long métrage, un récit qui de la même manière filme dans de vastes paysages des personnages aux vues étroites.Voir plus

Ce sujet parle de : turquiesyrieclimat
← Retour aux sujets

Points de vue opposés



Chargement des points de vue opposés...

Autres articles récents chez Le Temps