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Robbie Williams à la Vaudoise aréna, un quinqua en mode gentil papa, revenu de tous les excès
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Robbie Williams à la Vaudoise aréna, un quinqua en mode gentil papa, revenu de tous les excès

Publié le 13 September 2026 à 10:57
Auteur : Stéphane Gobbo

Onze ans après un concert au Paléo Festival, Robbie Williams a retrouvé la Suisse romande. A Lausanne, il a livré un concert un peu mou, mais finalement à l’image de sa personnalité attachante, avec une fragilité longtemps cachée derrière une attitude frondeuseD’une aréna à l’autre, il y a des traditions qui se respectent. Comme à celle de Genève en octobre 2003, Robbie Williams a démarré samedi soir son concert à celle qui porte le nom d’une assurance, antre du Lausanne Hockey Club (LHC), avec Let Me Entertain You. «Laissez-moi vous divertir», la promesse est aujourd’hui celle d’un chanteur de 52 ans, mauvais garçon au sein du boys band Take That dans la première moitié des années 1990 puis pop star adulée dès la sortie de ses deux premiers albums solo, Life thru a Lens en 1997 et I’ve Been Expecting You l’année suivant. Après une intro au son de La Chevauchée des Walkyries de Wagner, comme pour insister sur la solennité du moment, le voici de retour après trois ans d’absence scénique, et surtout avec sous le bras un nouvel album, Britpop, le premier depuis 2019, sorti en janvier dernier.Dans un training à paillettes Adidas rouge et blanc qui pourrait le faire passer pour un supporter assidu du LHC, l’Anglais prend la pose, s’amuse comme il sait si bien le faire avec son ego, puis embraye sur Let Love Be Your Energy et Rocket, premier single extrait de Britpop. Le tube Rock DJ vient ensuite confirmer une première impression: tout cela est un peu mou, l’ensemble manque de jus. Entouré de huit musiciens, deux choristes et six danseuses, Robbie Williams a beau jouer avec le public et sa légende («j’ai reconnu dans le public une personne avec laquelle j’ai couché dans les années 1990», confesse-t-il avant que les écrans géants ne montrent un homme à la calvitie naissante), il affiche une certaine nonchalance, passant d’un morceau à l’autre sans que la flamme ne s’allume réellement. Même Supreme, une de ses plus belles chansons, ne parviendra pas à provoquer les frissons attendus.Voir plus

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