Il fait partie des 3500 mécaniciens qui pilotent nos trains à travers le pays. Concentration extrême, respect de l’horaire, dangers à éviter: Sébastien Santschi nous embarque en cabine pour un voyage qui ne ressemble à aucun autre.«Voie 3, entrée de l’InterRegio 95, à destination de Vevey, Montreux, Aigle, Martigny, Sion, Sierre, Brigue.» Le train glisse le long du quai de la gare de Lausanne avec la lenteur souveraine des engins qui n’ont rien à prouver. Dans la lumière blanche de ce matin d’été, la cabine n’est d’abord qu’une silhouette derrière un pare-brise ébloui. Lunettes noires, short beige, 2 mètres sous la toise, Sébastien Santschi descend de sa machine comme on quitte une passerelle de navire. Quelques secondes pour une photo, pas davantage. L’horaire n’attend personne.Il faut pénétrer par la voiture voyageurs, bifurquer à droite, gravir trois marches, et passer un étroit couloir pour atteindre le poste de pilotage. Suspendu au-dessus des rails, quelques mètres carrés pour dompter 420 tonnes réparties sur 206 mètres qu’il commande. «La locomotive est à l’arrière, à 200 mètres de nous. Lorsque nous repartirons de Brigue, on sera dedans. C’est ce que je préfère, on sent vraiment le train», commente le mécanicien.Voir plus
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