Un spectacle qui va de surprise en surprise et qui, in fine, réussit à mystifier notre critique pourtant rompue à tous les trucs. «D’amour et d’eau fraîche» est à voir, ou plutôt à vivre, jusqu’au 27 septembreDes spectacles qui ne prennent pas la route toute tracée, on connaît ça. A commencer par Six Personnages en quête d’auteur, pièce dans laquelle, en 1921 déjà, Luigi Pirandello interrompt une répétition et sort les acteurs de la fiction. Sinon, le théâtre de rue est très friand de ce procédé qui, en général, débute ainsi: «Cher public, désolé, mais le spectacle que vous êtes venus voir ne pourra pas se jouer» avant de livrer une forme tout aussi spectaculaire qui rend du coup un peu vaine la pirouette initiale…Dimanche, face à D’amour et d’eau fraîche, programmé par le Théâtre du Loup à Genève – mais dont on savait d’entrée qu’il allait nous déplacer puisqu’il commençait par un voyage en bus –, on a craint cet effet baudruche. Jusqu’au moment où un ultime coup de théâtre nous a bluffée et a rendu sa légitimité à la démarche. Une surprise dont on ne dira rien pour respecter la vertu de l’inattendu que le metteur en scène Rémi Dufay utilise comme tremplin contre «l’affaissement».Voir plus
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