L’analyse du génome de près de 440 000 personnes provenant de biobanques en Grande-Bretagne et en Estonie démontre que les couples ont tendance à choisir un partenaire avec des similitudes génétiques, associées au niveau d’éducation et à la corpulenceComment les couples se forment-ils? Cette question, d’apparence anodine, permet en réalité d’aborder des problématiques sanitaires et économiques importantes comme les inégalités sociales ou la transmission de maladies génétiques chez les enfants. Or, cela ne se fait pas complètement au hasard. Un phénomène a été mis en évidence par les sciences humaines: l’appariement sélectif. Le choix d’un partenaire qui nous ressemble – parce qu’il a le même niveau d’étude ou gagne le même salaire par exemple – est plus fréquent dans la population qu’il ne le serait si les rencontres se faisaient de manière aléatoire.Cette sélection biaisée du partenaire peut reposer sur des critères socio-économiques et des modes de vie identiques, mais aussi sur des caractéristiques physiques comme la taille et la masse corporelle. Elle est le plus souvent inconsciente car favorisée par le contexte comme la fréquentation de la même université ou du même lieu de travail.Voir plus
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