OPINION. Derrière cette invitation de prime abord contradictoire, la crainte que l’acceptation de l’initiative populaire sur la neutralité ne conduise à une perte de sa souplesse constitutionnelle, essentielle à la politique étrangère de notre pays, écrit l’ancien président de la Confédération Joseph DeissC’est paradoxal. Pour sauvegarder notre neutralité, il faut absolument voter non le 27 septembre à l’initiative populaire «Sauvegarder la neutralité suisse» de Christoph Blocher. Voilà pourquoi. La première raison est la plus simple. Nul besoin d’inscrire la neutralité dans notre Constitution fédérale, puisqu’elle y figure déjà depuis 1848 (articles 173 et 185) et qu’elle nous a toujours bien servi. Les pères fondateurs y chargent le Conseil fédéral et le parlement de la préserver. Ils signifient par là qu’il s’agit d’un instrument de notre sécurité et non d’un but suprême de la Confédération.
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