Avant de s’appeler Pernod, la marque s’épelait Perrenoud. Et elle est née au Locle, puis a été élevée à Couvet (NE) dans les champs d’absinthe, avant de devenir le numéro deux mondial des spiritueux. La Maison de l’absinthe de Môtiers nous raconte toute l’histoireElle a certainement enivré Rimbaud. Et assurément inspiré Jarry: «L’eau, ce liquide impur dont une seule goutte suffit à troubler l’absinthe.» Mais sait-on que cette plante endémique du Val-de-Travers (NE) est aux racines d’un géant du secteur des spiritueux? Pernod-Ricard, roi du pastis, numéro deux mondial des alcools derrière le britannique Diageo, est un enfant nourri au «lait du Val-de-Travers». La Maison de l’absinthe, à Môtiers (Val-de-Travers), présente les racines de cette folle épopée dans une exposition temporaire – à voir jusqu’en mars 2027.Pernod est en réalité né Perrenoud, Henry-Louis de son prénom, il y a exactement 250 ans au Locle (NE), à quelques combes de Couvet, village du Val-de-Travers où l’histoire commence. En 1776, son père, l’un des nombreux bouilleurs de cru de la région, a déjà les mains dans l’absinthe. A la fin du XIXe siècle, le breuvage n’est encore qu’une discrète spécialité locale collée à ses origines médicinales. L’histoire raconte que l’idée de faire macérer l’artemisia absinthium dans de l’alcool revient à une figure locale, la Mère Henriod. Raphael Gasser, directeur de la Maison de l’absinthe, note qu’il n’y avait pas de réelle exclusivité. D’autres artisans en faisaient de même.Voir plus
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