Après un demi-siècle de batailles, le président brésilien entame dimanche sa dernière campagne à l’élection présidentielle du 25 octobre en «pleine forme». Mais son âge – 80 ans – provoque le doute chez certains jeunes pour qui le Brésil dont il parle «n’existe plus»Il a entamé sa dernière campagne là où tout a commencé pour lui. Dimanche 2 août, lors du congrès national du Parti des Travailleurs (PT) qui s’est tenu à São Bernardo do Campo, dans la banlieue de São Paulo, le président Luiz Inácio Lula da Silva a annoncé devant des milliers de militants sa candidature pour un quatrième mandat à la tête du pays. Ce sera, a-t-il promis, le dernier chapitre d’une épopée syndicale et politique lancée en 1978, dans cette même région industrielle ABC de São Paulo.A l’époque, il avait assumé le leadership d’une grève regroupant plus de 150 000 métallurgistes afin d’obtenir de meilleures conditions de vie, affrontant ainsi le gouvernement militaire (1964-1985). Emprisonné pendant un mois, le tourneur mécanicien avait annoncé, le 10 février 1980, la création du Parti des Travailleurs. Près d’un demi-siècle plus tard, chemise blanche et panama désormais en permanence vissé sur le crâne pour cacher la cicatrice d’une intervention chirurgicale, celui que les militants de ce même PT qualifient volontiers de «père des pauvres» se soumettra les 4 et (probablement) 25 octobre prochain au vote de près de 159 millions de Brésiliens.Voir plus
Pour offrir la meilleure expérience, nous utilisons des technologies telles que les cookies afin de stocker et/ou d’accéder à des informations sur votre appareil. En consentant à ces technologies, vous nous permettez de traiter des données telles que votre comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut affecter négativement certaines fonctionnalités et fonctions.