Derrière les strass d’un métier fantasmé, les influenceurs racontent l’envers du décor. Entre dépendance aux algorithmes, violence en ligne et équilibre de vie instable, ils décrivent un système d’exploitation qui les pousse à poster toujours plus, et à monétiser chaque instant. Au risque d’y perdre leur santéDans les cours d’école, les enfants ne rêvent plus d’être médecins, astronautes ou archéologues. Non, ils veulent devenir influenceurs. Et même son de cloche chez leurs aînés de la génération Z. Dans une étude publiée par le cabinet Morning Consult en septembre 2023, 57% des membres de la Gen Z déclaraient qu’ils deviendraient influenceurs s’ils en avaient l’opportunité. Et 30% affirmaient qu’ils pourraient payer pour le devenir. Ce n’est pas pour rien, puisque les jeunes ont grandi en voyant évoluer ce métier, glamourisé à merci sur les réseaux.Dans chacune des interviews qui a mené à la rédaction de cet article, la même question a été posée à tout le monde: être influenceur, est-ce vraiment le job de rêve? Spoiler: non. Derrière l’apparente oisiveté et l’opulence affichée, la réalité est souvent moins enviable. Car si les créateurs collaborent avec des marques, voyagent gratuitement, gagnent leur vie grâce à leur passion et sont maîtres de leur temps, c’est loin d’être aussi simple. Début août, l’influenceuse Léna Situations (5 millions d’abonnés sur Instagram et 3,2 sur YouTube), essuyait par exemple une nouvelle vague de cyberharcèlement après avoir exprimé dans un vlog son impression «de ne pas assez profiter de la vie». Une déclaration qui a provoqué un tollé, les commentaires d’internautes lui opposant son succès et son train de vie luxueux.Voir plus
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