En vacances, un voyageur détonne autant qu’il dénote: le Français. N’y voyez pas de discrimination, ce texte a été écrit par une plume hexagonale passionnée par l’analyse du tourisme et des sociotypesParmi la masse informe des touristes, certains contours semblent se dessiner naturellement autour d’un groupe bien connu dans le monde entier: celui des Français en vacances à l’étranger. En touriste pas comme les autres, le «voyageur» français croit se situer bien au-dessus du commun des mortels en pantacourt, sac à dos vissé sur le dos et sandales de rando. Lorsque tous ces «moutons» filent photographier les mêmes édifices et vues à couper le souffle, lui ne s’y arrête même pas. Les sourcils froncés, le pas sûr, il préfère partir en quête d’un lieu «inconnu», «brut», «hors des sentiers battus», prêt à battre le pavé – sûrement jamais encore touché par un touriste, espère-t-il.Un lieu «authentique» finalement, comme pour prouver au monde comme à lui-même qu’il est un être «différent», doué de plus de curiosité et d’esprit aventurier que le reste de la plèbe, ignare.En ce sens, et parce qu’il est de nature «économe» – pas le genre à laisser des tips –, le voyageur français préfère emprunter le bus local pendant dix heures pour 2 euros, tant pis s’il est mal installé et subit les routes de montagne escarpées. Pour cause, il cherche à vivre l’expérience «comme un local», même si cela engendre un peu de souffrance.Voir plus
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