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Nadia Comăneci, de la petite fée de la gymnastique à la femme libre
LE TEMPS Sécurité
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Nadia Comăneci, de la petite fée de la gymnastique à la femme libre

Publié le 15 July 2026 à 08:02
Auteur : Le Temps

Son triomphe des Jeux de Montréal ne lui a apporté ni la fortune ni la paix. Pressée de gagner, surveillée par la Securitate, elle trouve un répit après l’arrêt de sa carrière, qui la replonge dans la réalité grise d’un régime totalitaire, avec la fuite pour seul horizonAprès ses trois médailles d’or et ses sept notes de 10 sur 10 aux Jeux olympiques de Montréal en 1976, Nadia Comăneci est un trésor que tout le monde surveille: son entraîneur, Béla Károlyi, qui craint qu’elle ne se disperse, et le régime qui veut la protéger d’«intentions malveillantes», y compris de la jalousie des «grands frères» russes. A Montréal, cinq agents de la Securitate faisaient déjà partie de la délégation officielle. Dans leurs rapports, Béla Károlyi est «Katona» et Nadia «Corina», révèle en 2021 le journaliste roumain Stejarel Olaru, dans un livre enquête, Nadia Comăneci dans l’œil de la police secrète. Le couple Ceaușescu, qui a brièvement rencontré le prodige, espère désormais «au moins trois médailles d’or» à chaque compétition.Le socialisme ne peut rien contre la Nature, et il s’opère à partir de 1977 un changement que personne, visiblement, n’a planifié: Nadia grandit. Ce n’est plus une petite fille (elle mesurait 1 m 50 pour 39 kg aux Jeux), mais une adolescente, bientôt une femme. La puberté transforme ce corps qui a redéfini les codes de la gymnastique. En un an et demi, elle a grandi de 6 centimètres et pris autant de kilos, ses hanches se dessinent, sa poitrine se développe.Voir plus

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