Dans sa première interview depuis son renvoi, le jeune responsable politique a dépeint l’administration comme un corps «malade», rongé par les intérêts privés. Sa volonté de réformer lui a coûté son poste, assure-t-ilL’homme n’est pas connu pour parler pour ne rien dire. Lorsqu’il était ministre de la Défense, entre janvier et juillet 2026, Mykhaïlo Fedorov, 35 ans, a reçu à plusieurs reprises la presse pour des briefings extrêmement détaillés, sous le sceau de la confidentialité. Après son renvoi surprise à la faveur d’un remaniement, mi-juillet, il a organisé une conférence de presse dans le sous-sol d’un palace de Kiev pour défendre publiquement son bilan et donner sa version.Mercredi soir, c’est à nouveau sans langue de bois qu’il a pris la parole, en accordant une interview fleuve au grand journal ukrainien Ukrainska Pravda, réputé pour ses enquêtes sur le pouvoir et singulièrement sur la présidence de Volodymyr Zelensky, qui lui voue une rancœur tenace. Le portrait du Ministère de la défense qui ressort de ces 90 minutes d’interview est effarant: une institution phagocytée par les intérêts privés des uns et des autres, où les entreprises de l’armement disposent de relais à tous les échelons, quand elles ne les ont pas elles-mêmes placés à des postes clés.Voir plus
Pour offrir la meilleure expérience, nous utilisons des technologies telles que les cookies afin de stocker et/ou d’accéder à des informations sur votre appareil. En consentant à ces technologies, vous nous permettez de traiter des données telles que votre comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut affecter négativement certaines fonctionnalités et fonctions.