CHRONIQUE. «Je est un autre», écrivait Arthur Rimbaud. Avec l’essor de l’intelligence artificielle, dirait-il peut-être aujourd’hui «Je est une machine»? Voici la notion d’auteur en piètre état. Il a de la peine à marcher tout seul, il lui faut des béquilles pas toujours avouables. Car la machine désormais saura mieux, écrit Alain CampiottiLa tuile! Vous rentrez, de près ou de loin, bagages à peine défaits, et vous tombez sur ce titre qui annonce déjà – encore! – un désastre. Pardon… Alors, disons-le autrement. Qui écrit? Celui qui signe ce texte, ou est-ce une machine? Ou est-ce un mélange des deux, le premier, défaillant, ayant eu besoin de soutien?Personnel: il m’est arrivé non pas d’envisager, mais de me dire qu’il serait possible, dans un coup de mou, de demander poliment à l’un des prometteurs agents d’intelligence artificielle un petit coup de main, une entame plaisante, un développement qui peine à sortir, une formulation plus savante ou plus claire, ou pourquoi pas un petit ou un gros bout de texte pompé dans le «cerveau» de la machine.Voir plus
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