Depuis juin, les prêtres, pasteurs et autres ministres du culte ne sont plus exemptés du service militaire, leur activité n’étant plus considérée comme «indispensable au maintien de la vie sociale». La modification législative n’avait fait l’objet d’aucune annonce ou consultation auprès des EglisesSuite à la suppression de l’exemption de servir pour les responsables religieux, le conseiller fédéral Martin Pfister a présenté ses excuses aux Eglises pour le manque de transparence dans une lettre obtenue par la RTS et consultée par Keystone-ATS. Les pasteurs et les prêtres devront toutefois bien réintégrer l’armée.La modification de cette loi, entrée en vigueur début juin, n’avait pas fait l’objet de discussions dans le cadre du processus politique. Selon elles, les Eglises n’auraient ni été informées ni consultées.Dans sa lettre, transmise vendredi à Keystone-ATS, le conseiller fédéral admet que «le Groupement défense a commis une erreur en ne vous consultant pas. Il aurait clairement dû le faire. Nous vous demandons pardon», écrit-il.
Le rôle important du rôle des ecclésiastiques
Début juillet, l’armée avait justifié cette décision en indiquant qu’un faible nombre de militaires étaient concernés, sans toutefois donner de chiffres précis – selon les calculs de la RTS, neuf personnes seraient directement concernées par cette réforme. Elle avait ajouté que le travail des responsables religieux n’était désormais plus considéré comme une «activité indispensable au maintien de la vie sociale».Martin Pfister nuance: «Nous sommes conscients de l’importance du rôle des ecclésiastiques. Nous apprécions grandement leur action en faveur du bien-être spirituel des personnes concernées.»
«Satisfait de la réponse du Conseil fédéral»
Stéphane Klopfenstein, pasteur et directeur du Réseau évangélique suisse, a indiqué à Keystone-ATS être «satisfait de la réponse du Conseil fédéral: il a notamment reconnu que la dimension spirituelle était importante». Stéphane Klopenstein espère que les Eglises seront davantage prises en compte à l’avenir.L’armée précise que l’obligation de service militaire est aujourd’hui souvent remplie avant même qu’un pasteur ait achevé sa formation. Selon le courrier, des reports de services et des dispenses pour les responsables religieux sont possibles.«Cet argument me convainc qu’à moitié, cela risque d’être au cas par cas», estime Stéphane Klopfenstein. Pour lui, le Conseil fédéral devrait fixer cette possibilité, «cela prouverait aussi que la Confédération prend au sérieux nos inquiétudes».
Pour offrir la meilleure expérience, nous utilisons des technologies telles que les cookies afin de stocker et/ou d’accéder à des informations sur votre appareil. En consentant à ces technologies, vous nous permettez de traiter des données telles que votre comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut affecter négativement certaines fonctionnalités et fonctions.