Si le tennis manque de stars depuis la retraite de Federer, Nadal et de Serena Williams, la Fédération américaine continue d’engranger des dollars en plaçant le spectateur au centre d’une stratégie où tous les prix sont permis si le tournoi devient «the place to be»L’ambiance est tiède en salle de conférences de presse, malgré les vrombissants efforts de la climatisation. Depuis le début de l’US Open, des qualifiés méconnus succèdent à des favoris sans aspérité. «A l’époque du Big 3 [Federer, Nadal, Djokovic], des sœurs Williams, de Murray, Wawrinka, Del Potro, Sharapova, waouh, ça n’arrêtait jamais, ici. Il y avait toujours une tension incroyable, surtout après une défaite. Alcaraz est un bon gars mais il n’a pas l’aura de Nadal», regrette un employé du tournoi, chargé de conduire les interviews.Au pays du show et des stars, la première semaine du Grand Chelem new-yorkais a mis en lumière la perte d’attractivité du tennis mondial. Les stars, les noms connus du grand public, ceux qui font se déplacer les foules, se comptent sur les doigts des deux mains (pour les deux tableaux de simple). Le numéro un mondial Jannik Sinner est absent, comme Holger Rune, Jack Draper, João Fonseca, Casper Ruud. Novak Djokovic a perdu au premier tour, ainsi que Stan Wawrinka. Les nouvelles «pépites» du circuit, Arthur Fils, Brandon Nakashima, Rafael Jódar, ont chuté d’emblée. Et même Novak Djokovic et les soeurs Williams ont zappé la salle de presse après leurs éliminations.Voir plus
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