La Française Sarah Leonor filme dans «D’ici là» trois personnes tentant de (re) trouver leur place dans le monde. Un des beaux films de la compétition du 79e Locarno Film FestivalLe printemps arrive, avec lui des nuées d’oiseaux. La nature s’éveille enfin, au son de Say Valley Maker, chanson bouleversante de Bill Callahan, auteur de quelque 25 albums depuis 1990, d’abord sous le nom de Smog. «Je lâche prise et je glisse, glisse, glisse», chante le songwriter américain, dans une envie de faire corps avec la nature. L’adéquation entre musique et images est alors totale, difficile de ne pas être submergé par une émotion intense, d’autant plus que ce moment suspendu intervient à la fin de la deuxième des trois histoires que filme Sarah Leonor dans D’ici là, et qui est aussi la plus touchante.Autrice d’une œuvre oscillant entre documentaire et fiction, la cinéaste française s’est souvenue pour écrire ce film de son enfance dans les Vosges. «Avoir grandi dans un endroit c’est s’en imprégner, et savoir que ces sensations nous accompagneront partout, toujours, toute notre vie. D’ici là est l’imaginaire de ce lieu qui m’habite», dit-elle dans sa note d’intention. D’un personnage à l’autre, elle va alors ancrer dans un territoire circonscrit, celui de la vallée de la Bruche, trois histoires – qui se déroulent dans trois saisons – dans lesquelles il s’agira pour les protagonistes de (re) trouver leur place dans le monde. Il y a d’abord Lucien, un chômeur sans attaches familiales qui s’est retiré dans la forêt dans un abri de fortune, puis Aline, qui installe des pièges photographiques pour observer les loups, et enfin Jade, une lycéenne qui a décidé de poursuivre ses études à Paris.Voir plus
Pour offrir la meilleure expérience, nous utilisons des technologies telles que les cookies afin de stocker et/ou d’accéder à des informations sur votre appareil. En consentant à ces technologies, vous nous permettez de traiter des données telles que votre comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut affecter négativement certaines fonctionnalités et fonctions.