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«L’institution ne peut plus botter en touche»: face à l’Eglise catholique, les collectifs de victimes de violences apportent un contrepoids de taille
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«L’institution ne peut plus botter en touche»: face à l’Eglise catholique, les collectifs de victimes de violences apportent un contrepoids de taille

Publié le 25 September 2026 à 04:15
Auteur : Grégoire Baur

Plus la parole se libère, plus le nombre de collectifs rassemblant des victimes de violences dans l’Eglise catholique augmente. S’unir leur permet d’être plus facilement entendues et force l’institution à ne plus détourner le regardLa lettre est directement adressée au pape Léon XIV. Datée du 7 septembre et dévoilée dans le journal français La Croix, elle demande au Saint-Père – dans le cadre de son voyage apostolique en France du 25 au 28 septembre – de prononcer une parole forte sur les abus spirituels, afin de reconnaître pleinement leur gravité, de mieux protéger les fidèles et de restaurer la confiance de celles et ceux qui ont été profondément blessés. Cette lettre ouverte est signée par 215 victimes ou proches de personnes touchées, mais aussi par 8 collectifs de victimes de différentes communautés catholiques. Des groupes désormais toujours plus nombreux.«Ils permettent de rompre l’isolement et de libérer la parole», indique Emmanuel Rouxel, membre du collectif de victimes de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (ICRSP), signataire de la lettre adressée au pape. Le groupement dénonce des «phénomènes d’emprises», mais aussi des «abus et agressions sexuelles» au sein de la congrégation. «Si nous mettons la thématique des abus sur la place publique, c’est que nous n’avons pas le choix. C’est le seul moyen de se faire entendre.»Voir plus

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