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Les professionnels de l’industrie du bois suisse ne sont pas tous égaux face à la sécheresse mais s’entendent sur les mesures nécessaires
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Les professionnels de l’industrie du bois suisse ne sont pas tous égaux face à la sécheresse mais s’entendent sur les mesures nécessaires

Publié le 16 August 2026 à 07:05
Auteur : Le Temps

La chaleur et le sec compliquent grandement le travail des scieries de feuillus, dont les planches se dégradent très rapidement. Les sociétés qui travaillent avec des résineux sont davantage préoccupées par l’évolution des forêts. L’industrie du bois demande des actions politiques pour soutenir sa rentabilitéEn plein mois d’août, les forêts de Suisse se sont déjà parées de couleurs automnales en raison du manque de précipitations. Le phénomène inquiète à cause du risque d’incendie, mais il préoccupe aussi les professionnels de l’industrie du bois spécialisés dans les feuillus. «Lorsqu’il fait froid, le sang se concentre autour des organes vitaux pour les protéger. Les arbres fonctionnent de la même manière lorsqu’ils sont soumis à un stress hydrique. Ils puisent dans leurs ressources pour survivre et perdent leurs feuilles. Cela rend le bois fragile et beaucoup plus vulnérable aux attaques d’insectes», constate Gauthier Corbat, membre du comité de l’Industrie du bois suisse (IBS) et patron de la plus grande scierie de feuillus du pays, à Vendlincourt (JU).Les coupes commenceront en septembre et c’est à ce moment-là que les dégâts seront vraiment constatés. Scieurs et gardes forestiers devront alors décider des volumes à exploiter. «De tels scénarios se sont déjà produits ces dernières années, mais ils se multiplient et deviennent de plus en plus extrêmes», constate l’entrepreneur et député centriste jurassien. Et la chaleur et le sec provoquent des situations que lui et son père, âgé de 71 ans, n’ont jamais observées durant leur carrière. «Lors de la coupe, le bois est en général gorgé d’eau avec un taux d’humidité d’environ 50%. Les planches sont ensuite stockées et sèchent lentement à l’air libre. Mais cette année, l’évaporation est beaucoup trop rapide et cela provoque d’importants dégâts.»Voir plus

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