Les patrons de l’IA adoptent un «code de bonne conduite» sous la houlette de Donald Trump
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Les patrons de l’IA adoptent un «code de bonne conduite» sous la houlette de Donald Trump

Publié le 29 September 2026 à 22:59
Auteur : Le Temps avec l’AFP

Anthropic, Google, Meta, Nvidia et Tesla se sont engagés à adopter des contrôles internes, de recourir à des évaluations «externes» et de monter des «comités indépendants». Des principes n’ont toutefois aucune contrainte légaleConfrontés à des inquiétudes croissantes sur les dangers de l’intelligence artificielle, les grands patrons du secteur ont adopté lundi un code de bonne conduite sur la base du volontariat, sous l’œil satisfait de Donald Trump, hostile à toute régulation contraignante.Le président américain a ensuite publié sur son réseau Truth Social cette charte, qui tient en une page et qui comporte cette précision: «Avec le temps, il peut être pertinent de codifier ces étapes sous forme de lois ou de régulations.»
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Après une réunion à la Maison-Blanche, le milliardaire de 80 ans a annoncé devant la presse l’adoption de principes «contraignants sur le plan moral», avec autour de lui une concentration inouïe de pouvoir technologique et économique. «C’est presque comme une Constitution», a-t-il déclaré, ajoutant avoir lui aussi signé le texte.Elon Musk (Tesla, X, Grok, SpaceX) mais aussi Dario Amodei (Anthropic), Sundar Pichai (Google), Mark Zuckerberg (Meta) ou Jensen Huang (Nvidia) se sont succédé devant les caméras. Plus tard, lors d’un événement distinct, Mark Zuckerberg a expliqué que les grandes entreprises du secteur allaient «se donner des notes les unes aux autres, ce qui est bien mieux que de se noter soi-même.»
Collaboration entre les entreprises
Selon le texte publié par Donald Trump, les entreprises s’engagent à mettre en place «quatre niveaux» de contrôle.Il s’agira de «contrôles internes robustes» sur les comportements des modèles dans des domaines tels que «la cybersécurité» ou les «menaces chimiques»; de créer des équipes spécialisées en interne pour gérer ces contrôles; de recourir à des évaluations «externes»; et de désigner enfin des «comités indépendants» au plus haut niveau hiérarchique.Les entreprises s’engagent aussi à se réunir «régulièrement pour établir des normes et des bonnes pratiques.»«Je pense que cette technologie a de vrais risques», a dit à la Maison-Blanche le patron d’Anthropic, qui a contribué à lancer le débat sur la régulation de l’IA en appelant récemment à ralentir son développement… tout en lançant dix jours plus tard des modèles encore plus performants.
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«Artificiel», trop négatif pour le président américain
Donald Trump, qui ne veut pas entraver le développement de cette technologie face à la concurrence de la Chine, a répété que la terminologie officielle devait devenir «super intelligence» au lieu d'«intelligence artificielle», un terme selon lui trop négatif.«Changer le nom de l’intelligence artificielle ne fait rien pour répondre aux risques très concrets liés à des systèmes d’IA toujours plus puissants», a réagi dans un communiqué Mark Warner, sénateur démocrate.Plusieurs incidents de sécurité ces derniers mois et des mises en garde très sombres sur les dangers encourus par l’humanité toute entière ont fait de l’IA un sujet de campagne à l’approche des législatives du 3 novembre. Selon un sondage publié par CNN, 82% des Américains se disent «inquiets» de son rythme de développement, contrastant avec l’optimisme affiché par le président américain.
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Un enjeu pour les élections de mi-mandat
Pour les républicains, ce décalage se révèle inconfortable avant ces élections de mi-mandat. Le chef de file des républicains à la Chambre des représentants, Mike Johnson, est d’ailleurs à l’initiative de cette grande réunion à la Maison-Blanche. En compagnie de Donald Trump et des grands patrons, il a déclaré: «Nous pouvons préserver l’avance de l’Amérique sur nos concurrents et nous pouvons le faire en toute sécurité».OpenAI avait annoncé lundi renoncer au lancement d’un modèle jugé trop risqué. Resté à San Francisco, son PDG Sam Altman a appelé à une approche «centriste» arbitrant entre deux risques: celui d’une «perte de contrôle accidentelle» et celui d’une «trop grande concentration du pouvoir».Anthropic, éditeur du modèle Claude, a lui averti dans son prospectus d’introduction en Bourse que ses technologies d’IA pourraient présenter des «risques existentiels pour l’humanité», selon le Financial Times. Donald Trump a aussi confirmé mardi son soutien enthousiaste à la construction de centres de données, malgré les protestations locales que cela suscite à travers les Etats-Unis.
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