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Les cyclistes coincés dans des bouchons, les spectateurs rares sauf ceux venus de Suisse: la parenthèse du Léman sur le Tour de France
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Les cyclistes coincés dans des bouchons, les spectateurs rares sauf ceux venus de Suisse: la parenthèse du Léman sur le Tour de France

Publié le 21 July 2026 à 18:44
Auteur : Le Temps

Avec le contre-la-montre de mardi entre Evian et Thonon-les-Bains, la course privilégiait la magnifique carte postale d’un lac. Et tentait une incursion dans une ville réputée barricadée, comme dernièrement pour le G7Le Tour va bien, merci, et vous? En pleine houle des contrôles antidopage qui ont déferlé pour la première fois en pleine nuit, sur le maillot jaune Tadej Pogačar et son adversaire Jonas Vingegaard, dimanche au petit matin, avec la cohorte des questions sur ce qui avait bien pu justifier de tirer deux champions du lit, et le vide persistant des réponses, donc une suspicion ravivée, la course aurait pu traîner mardi son spleen amer, sur le contre-la-montre d’Evian à Thonon-les-Bains. Mais la joie demeure. Nul n’ose accuser une carte postale de mensonge. Au troisième étage d’un ami qui habite à Evian, la carte s’imprimait sous nos yeux, tirage brillant et satiné. L’avenue d’Abondance où les coureurs quittaient la rampe de lancement, déjà aplatis sur le vélo de chrono, pris par les premières pentes à la gorge.Au second plan, une gare en bois sortie d’un magasin de jouets, petite pendule trop haute pour être crainte et verrière des lieux où l’on attend longtemps. Construite en 1903 comme le Tour, la halle se nomme Buvette Cachat – de tout temps, on s’y cuite à l’eau minérale. Les dernières lignes de fuite plongent dans le Léman. Au loin, Lausanne dans ses vapeurs d’été. Pour sa seizième étape, le Tour de France ouvrait une belle parenthèse bleue. Si quelque chose irritait les coureurs au bord du lac, ce n’étaient pas tant ces mystérieux contrôles à l’heure des songes, mais de vulgaires bouchons de circulation. Pas fou, Paul Seixas s’était fait réserver une chambre paisible au centre-ville. Presque avec vue sur la ligne de départ. Sans quoi, le prodigieux Français de 19 ans, à dix secondes de monter sur la troisième marche du podium, derrière Tadej Pogačar, Remco Evenepoel et Isaac Del Toro, aurait mis deux heures et demie pour rallier Evian.Voir plus

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