OPINION. Alors que les conséquences du réchauffement frappent déjà notre pays, Berne continue de couper dans les investissements qui permettraient d’en limiter les effets et de travailler à la source, écrit la conseillère nationale Delphine Klopfenstein Broggini (Les Vert·e·s/GE)Tandis que les vaches descendent des alpages en plein été faute d’eau, le Conseil fédéral, lui, réduit les moyens pour préparer nos forêts au changement climatique. Difficile d’imaginer meilleur symbole de l’incohérence de la politique climatique suisse. D’un côté, la réalité climatique nous rattrape. De l’autre, nos autorités rabotent les politiques qui permettraient d’y faire face. Ce paradoxe résume l’incohérence de la politique climatique actuelle à Berne.Le manque d’eau est devenu l’un des premiers visages du changement climatique en Suisse, des pâturages d’altitude jusqu’aux forêts. On se sent protégé par les Alpes, comme si elles étaient garantes de fraîcheur. On oublie de dire que sur une carte de l’Europe, notre pays est dans la partie sud; ce que vivaient hier les pays méditerranéens, nous commençons désormais à le vivre nous aussi. Les canicules, les sécheresses et les tensions sur les ressources en eau ne sont plus une réalité lointaine.Voir plus
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