Tandis que le premier ministre continue de peaufiner sa copie du budget de l’État, le groupe socialiste à l’Assemblée présente ses propositions. Si on peut s’attendre à ce que la posture du PS soit moins conciliante que l’an passé, le RN esquisse quant à lui la possibilité d’une non-censureSur le papier, le rendez-vous est un classique de la rentrée parlementaire pour un groupe d’opposition. Mais il y avait derrière la présentation du contre budget du Parti socialiste, ce mercredi, une attente particulière. Le groupe socialiste est particulièrement scruté, un an après que ses élus ont opté pour une posture plus accommodante que le reste de la gauche vis-à-vis du gouvernement. Pour ce contre-budget, le PS cherche à conjuguer une forme de responsabilité budgétaire et une réponse aux attentes de justice sociale en pleine campagne présidentielle.Dans la copie présentée, les socialistes ont souligné qu’ils avaient préparé un budget alternatif qui est moins dépensier qu’il ne génère de recettes. Le solde est positif: pour financer 22 milliards d’euros de nouvelles dépenses, les députés de gauche ont prévu 17,5 milliards d’économie et 28,5 milliards de recettes, quand Sébastien Lecornu, lui, planche sur 30 milliards d’euros d’économie. Concrètement, les socialistes proposent plusieurs mesures répondant à la demande forte des Français sur le pouvoir d’achat. Parmi les mesures symboliques: l’augmentation du salaire minimum (SMIC) d’un peu moins de 1500 euros net à 1700 euros.Voir plus
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