Six mois après le début de la guerre, plusieurs chefs militaires américains jugent que sa prolongation affaiblit les Etats-Unis sur les autres fronts. Washington conserve une supériorité tangible, mais ni les bombardements ni le blocus n’ont encore contraint Téhéran.Deux lanceurs détruits sur une île iranienne, puis des missiles tirés vers la Jordanie. Dimanche, les Etats-Unis ont frappé l’île de Larak, à l’entrée du détroit d’Ormuz, en affirmant que des Gardiens de la révolution préparaient la pose de mines marines. L’Iran a aussitôt visé deux bases accueillant des forces américaines en Jordanie. Amman dit avoir intercepté l’essentiel des projectiles. Cette passe d’armes n’a rien réglé. Elle confirme qu’après six mois de conflit, chaque période de calme peut prendre fin en quelques heures.Le même jour, le Washington Post révélait qu’un document classifié du Pentagone avait enregistré une contestation inhabituelle au sommet de l’appareil militaire. Les chefs des commandements chargés de l’Europe, du Pacifique et de l’Amérique latine, ainsi que le plus haut responsable de la marine, ont formellement marqué leur désaccord avec la prolongation de certains déploiements. Ils exécuteront les ordres, mais préviennent que l’effort n’est plus soutenable au même rythme.Voir plus
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