Seuls quatre pays – la France, le Portugal, l’Irlande et le Luxembourg – ont refusé de signer une missive qui accuse Pedro Sánchez de favoriser un appel d’air migratoireQui tire à boulets rouges sur Pedro Sánchez? A peu près tout le monde. La «crise migratoire» de Ceuta, avec l’afflux de près de 60 000 migrants en provenance du Maroc, dont l’immense majorité est depuis retournée de l’autre côté de la frontière, a valu au premier ministre espagnol son lot de critiques. Les règlements de compte fusent. Il est notamment attaqué pour son vaste plan de régularisation de sans-papiers lancé mi-avril, qui a engendré plus d’un million de demandes. Et est accusé de créer un appel d’air. La réunion d’urgence des ministres de l’Intérieur de l’UE et de l’espace Schengen qui a lieu ce mardi promet d’être tendue. Le conseiller fédéral Beat Jans y participera.Lundi, les ambassadeurs des Vingt-Sept ont eu une première discussion à propos des événements survenus à Ceuta. En fin de journée, ils ont cherché à faire passer le message suivant: les Etats membres assurent exprimer leur «forte solidarité» envers l’Espagne et saluent la «réaction rapide» des autorités espagnoles pour gérer la crise dans l’enclave. «Nous cherchons à faire passer un message d’unité après le chaos de ces derniers jours», glisse un diplomate européen.Voir plus
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