Berlin justifie cette décision par la nécessité de disposer de services consulaires fonctionnels pour les 450 000 ressortissants afghans présents sur son territoire. Ces techniciens doivent permettre l’impression de documents de voyageLe gouvernement allemand a dit lundi avoir autorisé la venue en Allemagne de représentants du gouvernement taliban, pour traiter des questions «techniques» uniquement et accélérer les expulsions d’Afghans vers leur pays d’origine.«Nous avons approuvé l’entrée à court terme d’une équipe de soutien technique», a expliqué un porte-parole du Ministère des affaires étrangères, lors d’une conférence de presse régulière à Berlin, avec l’objectif affiché «d’augmenter le nombre d’expulsions vers l’Afghanistan». «Il est dans notre intérêt que les représentations afghanes à l’étranger soient en mesure d’assurer des services consulaires pour les quelque 450 000 ressortissants afghans en Allemagne et de contribuer en particulier aux opérations de retour», a-t-il justifié.
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Selon M. Giese, il faut pour cela «disposer de personnel en nombre suffisant et les conditions techniques doivent également être réunies». Le porte-parole a précisé que les représentants talibans reçus, soumis à un «contrôle de sécurité», n’étaient «pas des diplomates accrédités en Allemagne» et quitteraient le pays «après un court séjour». «Ce sont vraiment des techniciens qui veillent à ce que les équipements fonctionnent correctement», a expliqué M. Giese, «afin de pouvoir, par exemple, imprimer des vignettes sur les passeports».
Négociations et vols d’expulsion
L’Allemagne a expulsé la semaine dernière 23 hommes afghans vers Kaboul au départ de l’aéroport de Leipzig (est), qui n’incluaient pas que des migrants ayant été condamnés pour une infraction pénale.Après avoir accueilli un grand nombre de réfugiés et demandeurs d’asile ces dernières années, Berlin a durci sa politique migratoire sous l’impulsion du chancelier conservateur Friedrich Merz, avec davantage de contrôles aux frontières et d’expulsions.Les organisations de défense des droits humains critiquent vivement les expulsions vers l’Afghanistan, où les talibans appliquent une interprétation rigoriste de la loi islamique, les filles étant notamment privées d’accès à l’enseignement au-delà de 12 ans, et où de nombreuses restrictions visent spécifiquement les femmes.
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Le gouvernement allemand ne reconnaît pas officiellement les talibans, revenus au pouvoir à Kaboul il y a cinq ans, mais il a négocié avec eux l’organisation de plusieurs vols d’expulsion.
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