La Suisse a un rang d’observateur au Conseil de l’Arctique depuis 2017. Un nouveau groupe parlementaire vient par ailleurs d’être crééLa Suisse, si éloignée de l’Arctique? Sans littoral, sans territoire polaire et sans droit de vote au sein du Conseil de l’Arctique, la Confédération semble a priori loin, très loin, des enjeux du Grand Nord. Pourtant, depuis qu’elle a obtenu le statut d’observatrice de l’instance en 2017, elle cherche à se faire une place dans une région devenue l’un des nouveaux théâtres de la compétition géopolitique mondiale.Pour justifier sa présence, Berne met en avant un argument simple: les Alpes et l’Arctique partagent de nombreux défis. «La recherche sur la cryosphère jouit en Suisse d’une tradition de plus de 150 ans», souligne Alexandra Baumann, qui était ambassadrice de la Confédération pour l’Arctique jusqu’à fin juin. L’étude des glaciers, du pergélisol et de la neige ainsi que la recherche climatique dans le contexte alpin sont «très comparables à la recherche menée dans le contexte arctique». La diplomate rappelle par ailleurs que la Suisse dispose depuis dix ans du Swiss Polar Institute à Sion.Voir plus
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