L’Iranienne disparue trop tôt, en 1967, était une poétesse d’exception mais aussi une grande prosatrice. Deux parutions célèbrent cette œuvre galvanisante, dans laquelle la jeunesse de son pays puise encore la force d’espérerIl est rare qu’un grand poète soit également un grand prosateur, plus rare encore que son œuvre révèle une pensée philosophique et une spiritualité élevées, alliées à un grand courage intellectuel. C’est le cas de la poétesse iranienne Forough Farrokhzâd (Téhéran, 29 décembre 1934-13 février 1967). La somme poétique et les œuvres en prose, excellemment traduites et préfacées par Leili Anvar et Sébastien Jallaud, sont un événement éditorial majeur.«Ce qui compte, c’est la voix, la voix dans sa singularité, son authenticité, son universalité», écrit Leili Anvar à propos de Forough Farrokhzâd, «qui a crié haut et fort son droit à la liberté: de se mouvoir, de se donner à voir, d’aimer, de désirer, de faire entendre sa voix, de parler en poète, en son vrai nom, sans voile et sans fausse pudeur.». C’est cette voix au timbre unique que l’on découvre dans J’irai jusqu’au rivage du soleil, poème après poème:Voir plus
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