[pfp_nav_auth]
La guerre en Iran jusqu'en 2029 ? Ce scénario que redoutent certains proches de Donald Trump
L'EXPRESS Politique international
Article complet

La guerre en Iran jusqu'en 2029 ? Ce scénario que redoutent certains proches de Donald Trump

Publié le 10 September 2026 à 09:59
Auteur : Richard Duclos

La guerre ne devait initialement durer que "quatre à cinq semaines". Plus de six mois après le déclenchement de leur offensive en Iran, le 28 février dernier, les Etats-Unis sont pourtant toujours aux prises avec une République islamique plus résistante que prévu. Et la paix ne semble pas près d'être signée, alors que les frappes ont repris ces derniers jours après une accalmie durant l’été. De hauts conseillers de la Maison-Blanche, dont le vice-président J.D. Vance et le secrétaire d'Etat Marco Rubio, ont même averti Donald Trump que le conflit pourrait se prolonger jusqu'à la fin de son mandat, a rapporté ce mercredi 9 septembre le Wall Street Journal, citant des responsables américains. Lors de discussions privées dans le bureau Ovale et la "Situation Room", salle de crise de la Maison-Blanche, ces conseillers ont prévenu le président que Téhéran pourrait continuer à résister à la pression américaine, ce qui risquerait de prolonger le conflit au-delà de janvier 2029 - mois de l'investiture du successeur de Donald Trump, qui ne peut pas prétendre à un troisième mandat. "Un conflit qui durerait des années mettrait à rude épreuve les ressources militaires et risquerait de perturber durablement les marchés pétroliers mondiaux, en pleine élection présidentielle américaine de 2028", souligne le WSJ, qui rappelle que J.D. Vance et Marco Rubio, justement, sont tous deux considérés comme des candidats potentiels à la présidence, bien qu'aucun des deux n'ait encore fait d'annonce officielle.Une fin "immédiate" après les midterms, d'après Donald TrumpToujours d'après le quotidien américain, Donald Trump évoque fréquemment en privé avec ses conseillers son souhait d'une résolution rapide de la guerre, dans laquelle 18 soldats américains ont perdu la vie, tout en soutenant un blocus économique de longue durée contre l'Iran. Cet avertissement de ses conseillers contraste avec ses déclarations publiques : mercredi encore, le locataire de la Maison-Blanche a assuré qu'il s'attendait à ce que la guerre prenne fin "immédiatement après" les élections de mi-mandat du 3 novembre, affirmant pendant un échange avec la presse que Téhéran tentait d'influencer le scrutin mais ne serait pas en mesure de maintenir sa résistance très longtemps. Quelques heures plus tard, lors d'une convention républicaine au Texas pour les midterms, il a défendu sa décision d'attaquer l'Iran, affirmant avoir agi pour l'empêcher de développer une arme nucléaire. Il a par ailleurs menacé une fois de plus de frapper la "Montagne de la Pioche" ("Pickaxe Mountain" en anglais), un site fortement fortifié qui abrite deux complexes de tunnels profondément enfouis près de l'usine d'enrichissement d'uranium endommagée de Natanz. "Nous constatons une certaine activité à Pickaxe. Je conseillerais à l'Iran de ne pas faire de vagues, car nous devrons les frapper très fort", a–t-il prévenu.La semaine dernière déjà, le Wall Street Journal rapportait que le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth (qui lui aussi avait promis une intervention militaire rapide) avait prolongé jusqu'en 2027 certains déploiements de troupes, réparties dans le Golfe afin d'intercepter les missiles et les drones iraniens. Une façon d'offrir à Donald Trump plusieurs options dans ce conflit, décidément loin d'être la simple "excursion" évoquée par le président américain.

Ce sujet parle de : guerreirantrumpcriseélectionprésidentiellenucléaire
← Retour aux sujets

Points de vue opposés



Chargement des points de vue opposés...

Autres articles récents chez L'Express