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La Fed relève ses taux malgré les pressions de Donald Trump, une nouvelle hausse est attendue d’ici fin 2026
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La Fed relève ses taux malgré les pressions de Donald Trump, une nouvelle hausse est attendue d’ici fin 2026

Publié le 16 September 2026 à 18:19
Auteur : Le Temps avec l’AFP

L’institution monétaire américaine augmente d’un quart de point ses taux directeurs pour combattre une inflation toujours à 3,7%. Kevin Warsh, nommé par le président, déjoue ainsi les attentes de la Maison BlancheLa banque centrale des Etats-Unis a décidé mercredi à l’unanimité de relever ses taux d’intérêt afin de calmer l’inflation, une mesure attendue par les marchés financiers mais combattue par le président Donald Trump. La Réserve fédérale (Fed) n’avait plus relevé ses taux directeurs, qui guident les coûts d’emprunt, depuis l’été 2023. Ils ont été rehaussés d’un quart de point pour atteindre une fourchette comprise entre 3,75% et 4%.Selon un communiqué de l’institution monétaire, cette décision a pour but de ramener plus rapidement l’inflation américaine dans les clous. La hausse des prix était encore de 3,7% sur un an en juillet, selon l’indice PCE privilégié par la Fed, nettement au-dessus de son objectif de 2%. Depuis, les prix à la pompe ont bondi.
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La Réserve fédérale estime qu’une autre hausse de ses taux d’intérêt sera sans doute nécessaire d’ici à la fin de l’année pour combattre l’inflation. Cela est visible dans les prévisions actualisées des responsables monétaires américains.Selon une médiane de leurs projections, ils pensent que les taux directeurs s’établiront entre 4% et 4,25% en fin d’année, soit un cran plus haut que le niveau annoncé mercredi. Ils pensent qu’aucun progrès ne sera réalisé en matière d’inflation d’ici là, avec un indice PCE toujours en augmentation de 3,7% sur un an. A l’inverse, ils ont relevé leurs prévisions concernant le chômage, qui devrait rester limité à 4,1% fin 2026, et la croissance (+ 2,3% au dernier trimestre contre + 2,2% dans leur estimation de juin).
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Pressions politiques
Le patron de la Fed Kevin Warsh prendra la parole à 20h30 (heure suisse). Il a été désigné par Donald Trump, qui n’a jamais caché attendre de lui des taux plus bas pour stimuler la croissance. Le chef de l’Etat a notamment mené une campagne de pressions inédite contre le prédécesseur de Kevin Warsh, Jerome Powell, qu’il avait lui-même nommé pendant son premier mandat. Pour les investisseurs, l’inflation ne laissait guère d’autre choix à Kevin Warsh que de décevoir à son tour le locataire de la Maison Blanche.Un relèvement des taux vise à refroidir quelque peu l’économie: il est davantage coûteux de s’endetter et investir, la demande pour certains biens et services se calme… Cela ne réglera pas les pressions liées à la crise énergétique dans le Golfe, déclenchée par la guerre au Moyen-Orient, mais évitera en théorie que d’autres secteurs surchauffent.«C’est une décision difficile à prendre. […] Ce n’est ni indolore ni une baguette magique», avait dit à l’AFP, avant l’annonce, Claudia Sahm, économiste pour le cabinet d’investissements New Century Advisors.
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Le pouvoir d’achat au cœur des débats
Le pouvoir d’achat sous pression des Américains est au cœur de la campagne en vue des prochaines élections nationales (les «midterms»), début novembre aux Etats-Unis. Le conseiller économique du président Kevin Hassett avait lancé une forme de mise en garde dimanche en jugeant «important que la Fed ne touche à rien avant une élection afin de préserver son indépendance». «Le président Trump et moi pensons qu’il n’y a actuellement aucune raison de relever les taux», a-t-il aussi fait savoir.La Maison Blanche a suggéré à plusieurs reprises ces dernières semaines que le comité monétaire de la Fed était peuplé par des éléments «antipatriotes» qui pourraient chercher à forcer la main de Kevin Warsh.
Lire aussi: A la présidence de la Fed, Kevin Warsh ne pourra pas appliquer la volonté de Donald Trump seul
Avant d’arriver aux manettes, M. Warsh a vertement critiqué la gestion par la Fed de la forte inflation ayant suivi la pandémie de Covid-19. Lors de sa campagne pour le poste, il est paru plus accommodant et plutôt séduit par les politiques économiques de Donald Trump. L’opposition démocrate l’a très vite catalogué en «pantin» du président. Une étiquette que la décision du jour pourrait contribuer à reconsidérer.

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