L’afflux de jeunes provenant du Maroc dans l’enclave espagnole de Ceuta offre à la classe politique française, particulièrement à la droite et à l’extrême droite, l’occasion de montrer les muscles sur l’immigration. Le parti de Marine Le Pen n’hésite pas à jouer sur la crainte d’une «submersion migratoire»Si l’été a engourdi la campagne présidentielle française qui avait bien démarré avant le mois de juillet, les images provenant de Ceuta ont incité plusieurs candidats à l’élection de 2027 à sortir de leur torpeur. Alors que les ministres de l’Intérieur des 27 se réunissaient en visioconférence ce mardi 4 août, la droite et l’extrême droite françaises n’ont cessé d’afficher leur fermeté sur la question migratoire. Décrivant l’Espagne comme un «point d’entrée en Europe de l’immigration clandestine et de l’immigration incontrôlée», Louis Aliot, maire Rassemblement national de Perpignan, s’est alarmé ce mardi que «nos frontières [soient] des passoires». «Le laxisme est généralisé. Le jour où un gouvernement tapera du poing sur la table et rétablira un certain nombre de règles, vous verrez que les choses iront bien mieux», a affirmé l’édile d’extrême droite.
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