Directrice de l’Office fédéral de la culture depuis 2022, Carine Bachmann a dévoilé au Locarno Film Festival les résultats d’une étude sur la «Lex Netflix» et les investissements dans la production suisse des grands diffuseurs et plateformes. Proche d’une vision européenne, elle plaide pour une politique axée sur la coexistence des différents patrimoines et culturesLa magie de la Piazza Grande. Il y a une année, Carine Bachmann découvrait en ouverture du Locarno Film Festival Le Pays d’Arto, l’histoire d’une veuve, incarnée par Camille Cottin, soudainement confrontée en Arménie au passé mystérieux de son mari décédé. Or il se trouve que la Genevoise d’adoption, qui dirige depuis 2022 l’Office fédéral de la culture (OFC), a vécu et travaillé en Arménie. «Tout à coup, j’ai reconnu dans un rôle secondaire une amie. Je savais qu’elle était actrice, mais absolument pas qu’elle jouait dans ce film, raconte-t-elle. Un moment magnifique où l’amitié s’invitait sur l’écran.»Cette année, pas de surprise sur la Piazza Grande, mais une source de réjouissance. Carine Bachmann, qui apprécie la manière dont la manifestation tessinoise parvient à combiner exigence artistique et ouverture vers un large public suisse et international, est venue commenter les résultats d’une étude de l’OFC sur l’obligation pour les entreprises proposant en Suisse des services de streaming, de vidéo à la demande et de télévision d’investir 4% de leurs revenus dans la production nationale – la fameuse «Lex Netflix». Et ils sont encourageants. Rencontre, dans la fraîcheur très relative d’un grand hôtel locarnais.Voir plus
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