Figure majeure de la bande dessinée américaine, Emil Ferris est exposée en ce moment au Cartoonmuseum de Bâle. Elle revient pour «Le Temps» sur quelques fantômes, monstres et sorcières qui l’ont aidée à développer ses talents de conteuse et d’artisteElle arrive au rendez-vous avec une magnifique canne en bois torsadée. «Je l’ai achetée au Texas. Comme j’ai un côté un peu maléfique, j’ai pensé que ce serait amusant de dire aux enfants que cette canne se transforme en serpent la nuit.» Lorsque Emil Ferris voit le jour à Chicago, en 1962, sa mère lui donne un prénom masculin pour favoriser sa carrière, au cas où elle déciderait de devenir écrivaine.Ses premières années, elle souffre d’une scoliose qui l’empêche de marcher. Alors elle dessine. Adulte, Emil Ferris vit de petits boulots, dans une certaine précarité. Lors de la fête d’anniversaire de ses 40 ans, elle se fait piquer par un moustique et contracte une forme grave du syndrome du Nil occidental. Elle se réveille après trois semaines de coma, privée de l’usage de ses jambes et de sa main droite.Voir plus
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