Louis, membre du Rassemblement national depuis 3 ans, par crainte, justifiée ou pas, de la mouvance antifasciste très présente dans la ville, milite avec «prudence»«Surtout, ne donnez pas mon nom de famille, il y a un risque de représailles qui pourrait porter atteinte à mon activité professionnelle. Nous sommes dans une ville de gauche», prévient Louis en début d’entretien. C’est ainsi que ce professionnel du droit de 37 ans préfère «rester discret» sur son engagement au sein du parti de Marine Le Pen.Visiblement, il n’est pas le seul. Trouver un militant du RN ne fut pas une mince affaire: dans le cadre de cette série sur le militantisme en terrain hostile, Le Temps a multiplié les prises de contact et les demandes qui sont restées autant de bouteilles à la mer n’étant jamais parvenues à bon port. Jusqu’à ce que Louis accepte. Mais, d’abord, il a voulu en informer la direction nationale du parti, qui a donné son accord. Au RN, les nombreuses polémiques suscitées par des propos non cadrés de candidats aux élections municipales ou législatives ont, semble-t-il, rendu les différentes strates hiérarchiques du mouvement méfiantes. L’explication de Louis, qui a finalement obtenu le feu vert pour évoquer son parcours politique: «C’est toujours mieux d’éviter les controverses qui viennent distraire des sujets de fond.»Voir plus
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