ANALYSE. Dans le monde de la télévision comme dans celui du cinéma, les ministres fidèles à Benyamin Netanyahou laissent proliférer les discours incitant aux crimes contre les Palestiniens mais attaquent ceux qui les exposentNAZA déchaîne les passions, c’est peu dire. A peine projeté à la Mostra de Venise où il a reçu une ovation exceptionnelle puis le Prix du jury, ce documentaire a valu à leurs auteurs, les cinéastes Yuval Abraham et Rachel Szor, le début d’une procédure visant à les déchoir de leur nationalité israélienne. Le ministre de la Culture Miki Zohar a évoqué dimancheune loi qui prévoit une révocation si un individu a «commis un acte de déloyauté envers l’Etat d’Israël». L’article n’a jamais été utilisé que dans des cas d’actes, d’aide ou d’incitation au terrorisme.Du terrorisme? En réalité, ce documentaire fait témoigner des membres des renseignements israéliens assurant que les opérations militaires à Gaza viseraient délibérément des civils. NAZA, qui doit son nom à l’acronyme militaire désignant les «dommages collatéraux», sortira le 30 septembre en Suisse. A quelques jours du massacre du 7-Octobre et des élections israéliennes du 27, Miki Zohar dénonçait dimanche une «trahison envers l’Etat», un «film méprisable» de la part d’auteurs qui chercheraient les «applaudissements des antisémites du monde entier».Voir plus
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