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«Ils ont peur qu’on les traite de faibles»: en République démocratique du Congo, la ruée sur des aphrodisiaques parfois dangereux
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«Ils ont peur qu’on les traite de faibles»: en République démocratique du Congo, la ruée sur des aphrodisiaques parfois dangereux

Publié le 02 September 2026 à 09:02
Auteur : Sophie Douce

En République démocratique du Congo, le plus grand pays catholique d’Afrique, les produits aphrodisiaques ont la cote malgré les risques pour la santé. Un médecin tente de sensibiliser la population et de déconstruire les mythes autour de la performance sexuelleBaudric Mukuku connaît le nom et les vertus de chaque plante de la République démocratique du Congo. Au milieu des allées grouillantes du marché de Gambela, à Kinshasa, le vendeur présente les feuilles et les racines entassées sur son étal. «Ça, c’est du «Boma Mama»: si vous mâchez ces tiges, vous serez excité dans une heure!», promet le vendeur, en croquant à pleines dents dans une longue racine à la forme étrange. En lingala, la langue nationale, son nom signifie littéralement: tue la maman. A côté, une plante s’appelle «Kita mata». Traduction: monter et descendre. «C’est pour augmenter la taille du pénis», clame ce tradipraticien. Dans ce vaste pays d’Afrique centrale, une grande partie de la population a recours à ces guérisseurs traditionnels, dont la profession est reconnue par l’État, pour se soigner, faute d’accès à des infrastructures de santé.Boissons énergisantes, noix à croquer, comprimés… Dans la capitale, les produits censés stimuler la libido ont la cote. Au fil des rues, à la pharmacie et même dans certains supermarchés, il est possible de s’en procurer sans ordonnance, à tous les prix. Qu’ils s’appellent «Bazooka», «AK47» ou encore «Trouer la culotte»… Les vendeurs rivalisent d’imagination pour appâter leurs clients en quête de performance sexuelle.Voir plus

Ce sujet parle de : santé
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