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Il y a plus de Suisses frontaliers que de Lausannois
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Il y a plus de Suisses frontaliers que de Lausannois

Publié le 05 August 2026 à 07:03
Auteur : Le Temps

Une enquête de Tamedia montre que 154 700 Suisses vivent près de la frontière et travaillent en Suisse. On ne peut pas parler de boom, mais la proportion augmente peu à peu, y compris du côté de l'AutricheEn théorie, la quatrième ville de Suisse, c'est Lausanne, avec ses 151 300 habitants. En volumes généraux, la place est toutefois ravie par les Suisses frontaliers, le peuple qui vit au-delà de la frontière en ayant presque toutes ses activités en Suisse. Le Tages-Anzeiger a compilé des chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS) et indique que 154 700 personnes sont dans ce cas, une part qui augmente peu à peu. L'OFS calcule que le nombre de Suisses vivant à l’étranger a crû de 14 % au cours des sept dernières années.Genève est bien sûr la région la plus concernée. Depuis 2014, environ 16 000 Suisses ont déménagé de Genève à l’étranger. Parmi toutes les régions frontalières, la Haute-Savoie est, de loin, celle qui attire le plus de Suisses: elle compte plus de 50 000 résidents helvétiques, rassemblant ainsi près de 24% de tous les Suisses frontaliers. 18 000 vivent dans le département de l’Ain.
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«Il n’y a jamais eu de forte augmentation soudaine»
La tendance est à la hausse, mais sans explosion. Le journal alémanique cite Stéphanie Périllard, consule générale de Suisse à Lyon: «Il n’y a jamais eu de forte augmentation soudaine», indique-t-elle: «L’évolution est lente et constante.» S'agissent de la région bâloise, son collègue Istvan Kocsis, consul général à Stuttgart, raconte: «Ma première hypothèse était que ce sont des retraités qui s’installent par exemple dans la Forêt-Noire». De fait, les données lui ont appris le contraire: ce sont avant tout des actifs qui s’installent dans le pays voisin.A Bâle, deuxième grande ville frontalière du pays, entre 2017 et 2025, 4000 Suisses se sont installés dans le département français voisin du Haut-Rhin, et plus de 3000 dans le district allemand de Fribourg. Le journal parle de «boom immobilier» en France voisine. Des interlocuteurs qui ont franchi le seuil estiment qu'ils économisent 40% sur leur loyer, et le déplacement est d'autant plus aisé à Bâle que le réseau de bus et de trams est dense.
Dans l'autre sens: Salaire, opportunités, culture... Pourquoi les Français viennent travailler ou s’installer en Suisse, et ce qui les surprend

Le plus grand bond, c'est le Liechtenstein, à 8% par an
En termes de croissance annuelle du nombre de Suisses, le cas genevois est un peu relativisé: c'est le Liechtenstein qui croît le plus vite, à 8% par an, pour un total de 5600 Suisses. Même si on part d'assez bas, quelques centaines de personnes voire un peu plus de 1000, les régions autrichiennes à l'est de Saint-Gall croissent le plus vite.Cette propension à sauter les frontières ne va pas diminuer. La semaine passée, Comparis publiait un sondage lié à sa division immobilière indiquant qu'à l'heure actuelle, 92 400 Romands (4,2% des sondés) sont «activement à la recherche» d'un bien immobilier en France voisine, à la location ou la vente. 70% des francophones jugent leur loyer «cher», un ménage sur quatre y consacre plus de 36% de ses revenus, au-delà du seuil couramment admis. Le frein peut venir des temps de déplacement: 75% des personnes interrogées «n'acceptent pas» un temps de trajet supplémentaire supérieur à 30 minutes.Retrouvez notre suivi de l'actualité frontalière

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