Les transports publics suisses sont souvent présentés comme très accessibles. Une réalité nuancée par les principales concernées: les personnes à mobilité réduite qui testent quotidiennement cette accessibilitéCe jour-là, à la Gare de Renens, Serge Herren attend son train pour se rendre à Lausanne. Il attendra longtemps. L’homme atteint d’une spina bifida (malformation congénitale de la colonne vertébrale) depuis la naissance, se déplace en fauteuil roulant et a besoin de l’aide d’un agent pour accéder à son train. Le rendez-vous a été pris la veille via le Contact Center Handicap des CFF, mais personne n’est là. La rame lui passe sous le nez.«Quand je prends le train, je demande à me faire aider, et parfois il y a des problèmes comme ce jour-là, où les agents n’étaient pas au rendez-vous, à cause d’une négligence ou d’un oubli, mais ça reste minime heureusement.» L’homme de 63 ans dit avoir «vu des améliorations» ces dernières années, même si certaines choses restent «à corriger.» Parmi celles-ci, les logos qui signalent les places réservées aux fauteuils dans les trains. «Ils sont trop petits et souvent les gens s’assoient à nos places, et quand on dit à la personne de se déplacer pour installer son fauteuil, ça tire un peu la tronche.»Voir plus
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