C’est grâce à la veuve de Cabu, victime de l’attentat de «Charlie Hebdo» le 7 janvier 2015, qu’un musée consacré à l’œuvre du dessinateur de presse a ouvert à Châlons-en-Champagne, en 2018. Déambulations en «Cabusie» au côté de cette femme pudiqueChâlons-sur-Marne, évidemment. Où, mieux qu’ici, trouver la trace de Cabu? La ville a été rebaptisée Châlons-en-Champagne en 1997, mais rien n’a fondamentalement changé: Châlons reste Châlons, et Cabu son égérie à lunettes rondes et coupe au bol. Le dessinateur y est né, le 13 janvier 1938. Il y est enterré depuis son assassinat, le 7 janvier 2015, dans l’attentat contre Charlie Hebdo. Déposés sur sa tombe, des pots remplis de crayons rappellent son attachement viscéral au trait – expressif et relâché était le sien.Cette spontanéité graphique s’apprécie également, non loin, à la Duduchothèque, un des rares musées consacrés à un dessinateur de presse. Logé dans une bâtisse du XIXe siècle, l’endroit célèbre le lien indéfectible entre le créateur du Grand Duduche et la ville de sa jeunesse. Son ouverture, en 2018, doit tout à sa femme, Véronique Cabut – avec un «t» à la fin, comme dans le patronyme de son époux, Jean Cabut. Ce musée municipal accueille 5000 élèves chaque année pour des actions de médiation autour de la laïcité ou de la liberté d’expression, si chères à Cabu.Voir plus
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