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Helene Budliger Artieda, agente très spéciale au service de l’économie
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Helene Budliger Artieda, agente très spéciale au service de l’économie

Publié le 16 September 2026 à 17:26
Auteur : Aline Bassin

ÉDITORIAL. Les raisons qui ont poussé la Secrétaire d’Etat à l’Economie ne sont pas encore claires. Quelles qu’elles soient, il serait regrettable que la Confédération en déduise que les «têtes qui dépassent» n’ont pas leur place dans l’administration fédéraleJanvier 2025. Les négociations entre partenaires sociaux sur les nouveaux accords bilatéraux avec l’Union européenne battent leur plein, la tension est à son comble: l’adhésion des syndicats est indispensable pour espérer une victoire au parlement puis devant le peuple.A la fin du mois, une assemblée cruciale rassemble les délégués de l’Union syndicale suisse, qui vont «monnayer» leur soutien via une résolution en 14 points. A l’arrière de la salle, une sexagénaire ne perd rien des débats. Peut-être porte-t-elle ses habituelles baskets de sport profilées, son célèbre grand sac et boit-elle un coca zéro. On l’ignore. Ce qui est sûr, c’est que la présence d’Helene Budliger Artieda, secrétaire d’Etat à l’économie, a marqué les esprits syndicaux.L’anecdote résume l’ineffable engagement ayant caractérisé le quinquennat de la haute fonctionnaire, qui a présenté mercredi sa démission. Elle réussira d’ailleurs à trouver un terrain d’entente entre le patronat et les représentants des intérêts des travailleurs. Prouesse qui n’est pas la seule à épingler à son tableau de chasse. Durant 5 années marquées par la volée en éclats des règles commerciales nées de la chute du Mur de Berlin, cette diplomate qui a débuté tout en bas de l’échelle a sillonné la planète pour maximiser les débouchés de l’industrie d’exportation helvétique. Inde, Mercosur, Vietnam, Malaise ou encore Kosovo… Les annonces de conclusion d’accords de libre-échange se sont succédé pour le plus grand bonheur du monde économique.
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L’économie applaudit
A l’heure du départ d’Helene Budliger Artieda, il ne tarit pas d’éloges sur cette personnalité qui détonnait dans l’univers très codifié de la Berne fédérale. Au point d’en oublier même le naufrage en début d’année de SIPAC, le nouveau système de paiement de l’assurance-chômage. Si le projet a été lancé bien avant son entrée en fonction, il reste une fausse note à mettre son actif.Certains y ajouteront la caution qu’elle apporta à cette visite improbable, il y a un peu moins d’un an: cinq milliardaires suisses en mission commando à la Maison-Blanche pour tenter de faire baisser la «dîme» de 39% prélevée sur les importations suisses par les Etats-Unis. D’autres persisteront à estimer que la fin a justifié les moyens.
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Tous en revanche se perdent en conjectures pour comprendre ce qui a poussé cette agente très – trop? – spéciale au service de l’économie à jeter l’éponge pour relever un «nouveau défi professionnel». Sans réponse pour l’heure. Quoi qu’il en soit, il faut espérer qu’elle ne restera pas une parenthèse dans une administration peu habituée aux «têtes qui dépassent». Au-delà de son impact, elle a, à sa façon, contribué à rapprocher les entreprises de cet Etat qu’elles aiment habituellement tant vouer aux gémonies.
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