Le Grand Théâtre s’ouvre aux vents de «La Tempête», opéra de Frank Martin qui s’insère dans une odyssée plus large à travers le catalogue du compositeur genevois. Une production dirigée par Thierry Fischer, chef d’orchestre habité par la transmission de ce répertoire et rompu aux grands défis lyriquesAncré au milieu du Rhône, le Bâtiment des Forces Motrices (BFM) semble caressé par le courant paisible de septembre. Difficile d’imaginer qu’à l’intérieur une Tempête se prépare: celle de Frank Martin (1890-1974), compositeur genevois mis en lumière depuis deux ans à travers une vaste odyssée marquant le cinquantenaire de sa disparition. Un périple musical qui connaît l’un de ses points d’orgue avec son opéra en ouverture de saison du Grand Théâtre de Genève (GTG), qui inaugure aussi la présence de son nouveau directeur, Alain Perroux.Alors que dans la fosse les instrumentistes s’accordent, Thierry Fischer, à la barre de cette production, s’exclame: «J’adore les italiennes!» Moment clé dans la fabrique d’un opéra, l’italienne marque la première rencontre entre l’orchestre et les solistes, tout juste sortis de quatre semaines de répétitions intenses sur plateau, au piano, sous la coupe du metteur en scène. Quelques minutes avant qu’il ne gagne le podium, confidences d’un chef radieux – entre héritage des maîtres, secrets de fabrique et passion intarissable pour Frank Martin.Voir plus
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